20 février 2017

Ex nihilo Neil 5.11


Et voilà donc la conclusion de cet épisode. 
La semaine prochaine : interlude.

17 février 2017

Les âmes sombres



Sans être un super player, je me considère comme pas trop mauvais aux jeux vidéo. Ok, je suis pas un fou furieux qui fait des speedruns de Super Meat Boy, mais je fais quand même partie de la génération 8-bits, j'ai connu et traversé l'époque des jeux super durs des années 1980-1990, bref, sans être un bourrin, je sais faire deux-trois trucs.
Mais putain Dark Souls c'est dur.


C'est beau, mais c'est dur.
Si vous suivez un chouia le milieu, vous connaissez forcément la série des Souls (Dark Souls 1 à 3 et Demon Souls, et peut-être un peu Bloodborne), action-RPG réputés "exigeants" qui vous mettent dans la peau d'un chevalier mort-vivant dans un monde sublime de dark fantasy désespérée.

Dark Souls, le premier jeu, est indéniablement un chef-d’œuvre de gameplay (effectivement exigeant mais très complet), de level design (complètement hallucinant : les niveaux s'entrecroisent dans tous les sens et on peut accéder à quasiment tout ce qu'on voit) et de narration (passant par des dialogues bien écrits, un background fouillé et des choix jamais formalisés mais bien réels : vais-je tuer tel ou tel PNJ pour récupérer un objet - ou parce qu'il m'énerve - au risque de me fermer l'accès à une zone ?).


L'écran que vous verrez le plus souvent au cours du jeu.


Et puis bien sûr il y a la difficulté : vous êtes lourd, lent, et le moindre ennemi vous enlève la moitié de votre barre de vie. En contrepartie, bien sûr, c'est pareil pour vos ennemis, mais encore faut-il les toucher, les attirer un par un dans des couloirs étroits pour éviter d'être submergé (c'est-à-dire d'affronter plus d'un zombi à la fois), maîtriser au moins une ou deux des multitudes d'armes disponibles...

Chaque mort vous fait perdre l'intégralité des âmes que vous récoltez en tuant des ennemis. Ces âmes sont la seule monnaie du jeu : c'est avec elles qu'on améliore son personnage, ses armes et ses armures. Vous avez une chance et une seule de les récupérer là où vous êtes mort la dernière fois, mais si vous remourez sur le trajet c'est fini (et évidemment les ennemis réapparaissent à chaque fois que vous vous reposez ou mourez).

Bref, c'est dur sa mère la race de sa grand-mère, et je n'arrive même pas à tuer le deuxième boss (le premier "vrai" boss après le tuto). J'ai un peu honte, mais bon, voilà quoi !

Sinon, une très bonne vidéo (même si le style vocal peut agacer) de Creepy as Sh*t sur le jeu et son ambiance.


15 février 2017

World of Crom

Vous connaissez Funcom ?



C'est un studio norvégien qui développent des jeux vidéo plutôt bons, comme les MMORPG Age of Conan et The Secret World (j'en ai peut-être déjà parlé ?).
Les jeux de Funcom sont généralement bons, mais leur sortie est systématiquement sabotée par une date de release trop anticipée, des légions de bugs et une optimisation dite pudiquement "perfectible", qui flinguent le succès par avance (ce qui est dramatique : sans ça, on en serait sans doute à la saison 3 de TSW). 


L'univers de Howard, glorifiant l'accomplissement farouche... idéal pour un jeu de survie.

Eh bien Funcom vient de sortir un nouveau jeu en accès anticipé : Conan Exiles. Reprenant la licence Conan, nos amis du Nord ont choisi de développer un jeu de survie/crafting (genre Rust, H1Z1, Don't Starve, Ark... oui, c'est plutôt à la mode en ce moment*) dans l'univers créé par Robert E. Howard.
Sincèrement, je ne pense pas m'y mettre, ce genre de jeu étant devenu un peu trop chronophage pour moi. En revanche, j'aime bien suivre les streamers qui s'y sont mis (ça prend moins de temps, tout bien considéré, et il y en a une palanquée qui se sont jetés sur l'accès anticipé).


Ici, la chaîne de Dr_Horse Gaming, sympathique et qui, en tout cas, explique bien les choses.

Le truc, c'est que ce genre de jeux implique un travail d'équipe afin de créer une base convenable, puis d'aller emmerder les autres joueurs et piller leurs structures. Idée sympa pour un jeu qui se veut donc très dynamique, avec des mouvements incessants entre les forces en présence.

En revanche, j'étais assez dubitatif sur la construction : il me semblait qu'il fallait farmer un nombre aberrant de matériaux pour édifier la moindre cahute, et les designs des bâtiments construits par les YouTubeurs ne m'emballaient pas plus que ça.

C'était jusqu'à ce que je tombe sur le let's play de l'inénarrable Bob Lennon, garçon à la faconde légendaire mais dont je doutais des aptitudes en termes de BTP.
J'avais juste oublié que le gars était à la base connu pour son travail sur Minecraft.
Regardez ce manoir qu'il a réussi à bricoler en quelques heures de jeu !


J'aime bien Bob Lennon, sans être un fan hard-core... mais là je dis chapeau bas !

Bon, concernant Conan Exiles, il a tous les atouts pour devenir un grand jeu. J'attends de voir comment Funcom va foirer son coup (car c'est malheureusement son habitude), et j'espère qu'il y aura des vidéos de joueurs racontant leurs plus belles actions. Mais ne comptez pas me croiser sur ses serveurs : farmer des jours pour voir sa construction se faire défoncer ou piller pendant que je suis offline, merci mais non merci.



* Sans trop détailler, c'est le genre de jeu où vous commencez en slip, vous récoltez des matériaux et petit à petit vous vous fabriquez des outils, des bâtiments, et finalement toute une base. Conan Exiles semble ajouter un certain nombre d'innovations, dont une mécanique de religion et une autre d'esclavage (hâte de voir la polémique que ces features devraient occasionner, sans même parler de l'option pour ajuster la taille du pénis des joueurs et des seins des joueuses - authentique), qui semblent très sympas, et beaucoup insister sur le PvP avec le pillage des autres bases comme objectif principal.

10 février 2017

Time to mix drinks and change lives!



En ce moment, je joue à VA-11 Hall-A. Oui, bon, vous pouvez prononcer "Valhalla", hein, c'est prévu pour.
Alors, qu'est-ce que c'est que VA-11 Hall-A ? Eh bien c'est un simulateur de barmaid cyberpunk, comme l'indique son sous-titre. C'est surtout un jeu très narratif et assez concept, à mi-chemin entre Papers, Please et Cook, Serve, Delicious!*. 

Vous incarnez Jill, une serveuse dans un petit bar de Glitch City, au cœur d'un monde cyberpunk avec des androïdes prostituées en forme de gamines, des femmes-chats, des unités d'élite en tenue de combat, des journalistes cyniques, des cyborgs tueurs à gage... designés dans un style très manga (grands yeux, gros seins et tenues improbables, quoi !).
Vous parlez avec vos collègues, vous parlez avec vos clients, occasionnellement vous leur préparez un cocktail à partir d'une liste de recettes, et le soir vous faites des emplettes pour remplir votre appartement. 

L'adorable Dorothy, qui vous parlera de toutes les horreurs que lui font ses clients
sans sourciller. Sur la droite, l'interface des cocktails. Rien de sorcier.


Rien d'exceptionnel en termes de gameplay (mais vraiment rien, hein, ce n'est pas du tout frénétique comme dans Cook, Serve, Delicious!, le truc des cocktails est juste un petit gimmick de temps à autres, on prépare une boisson toutes les deux minutes à peu près), mais la narration est intéressante, l'univers étant plutôt mature (ça parle de cul, notamment, et assez ouvertement avec le personnage de Dorothy, la petite prostibot)
En bon univers cyberpunk, le monde craint, avec corporations, milices privées, politiciens véreux, etc. Mais tout ça se passe en toile de fond, et l'histoire aborde une foule de sujets plus ou moins intimes, de la transhumanité au deuil, des passions contrariées aux choix de vie, avec une finesse que son character design ne laisse pas forcément deviner. Je me suis plusieurs fois retrouvé ému face à une conversation qui partait dans une direction que je n'avais pas du tout vue venir.

Bref, un jeu qui ne s'adresse pas à tout le monde (déjà, il faut bien parler anglais), mais qui me distrait bien.

* Ce qui constitue le combo le plus troublant depuis "Mysterium, c'est un mélange entre Dixit et Cluedo"...

08 février 2017

Angoulême 2017 : le roman-photo


J'ai donc passé deux jours dans la belle cité angoumoise, et surprise : désormais votre arrivée à la gare est accueillie par ce splendide obélisque, hommage au créateur... d'Obélix, l'immense René Goscinny. C'est beau, c'est classe, c'est raccord avec le thème de la ville, rien à dire.


Au théâtre de la ville, une expo Marvel permettait aux jeunes cons de se prendre en photo avec cette version grandeur quasi-nature de Captain America (en vrai, Chris Evans mesure 1,83 mètre, donc un peu plus que cette version).


Et aussi Thor. J'ai dû chasser tout un banc de boutonneux qui se prenaient en selfie les doigts dans le nez de la statue. 
(Hi, hi, "méfie-toi de Loki, Thor !")


L'expo elle-même avait beaucoup de charme : c'était des versions de héros Marvel par des dessinateurs français. Ici, un Ghost Rider par Roland Boschi
Alors oui, je vous vois venir : "Roland Boschi ? C'est qui ? Y avait pas plus connu ? Parce que ouais, les couleurs sont chouettes, mais quand même, Roland Boschi quoi !"
Hé, hé, hé...


Voilà pourquoi ! Tu m'étonnes qu'elles sont belles les couleurs, c'est mon idole, Dan Brown, qui les a faites ! Dan Brown, l'auteur de Da Vinci Code, le créateur du meilleur personnage du monde, Robert Langdon, Dan "fucking" Brown, mec !
(Ah, on me signale que ce serait en fait un homonyme... pardon)
(Faudra vraiment que je parle de ma relation à Da Vinci Code un jour)


Spider-Man et Gwen Stacy par Bastien Vivès. Tranquille. 
(enfin, je crois que c'est Gwen, mais elle fait un peu rousse, si ça se trouve c'est Mary Jane, mais pourquoi elle part en poussière...?)


Vatine. Vous vous souvenez ? Aquablue, Star Wars, les couv de Player One... à une époque, Olivier Vatine, ça faisait saliver tous les dessinateurs adolescents. Aujourd'hui, plus personne s'en souvient.
Le temps est assassin, et emporte les Mistral Gagnant de ma jeunesse, tout ça...


Les X-Men par Trondheim. On m'aurait dit que je verrais ça un jour... 

D'ailleurs, anecdote étrange, au niveau des dédicaces, Lewis Trondheim était assis à côté de Davy Mourier (présentateur du regretté Golden Show, dont je suis les activités depuis la glorieuse époque du collectif Une Case en Moins). Ils avaient l'air de bien rigoler.
Mais Mourier (qui est un mec drôle mais dont l'influence sur le 9e art reste tout de même ténue) avait une bonne file de fans qui attendaient leur dédicace, et Trondheim, le Lewis Trondheim qui a révolutionné la bande dessinée dans les années 1990-2000, lui, personne, pas un chat. Nous vivons dans un monde bien étrange.


L'expo Gaston, donc, devant l'hôtel de ville. Super bien, quoique à l'ombre, donc un peu fraîche. Heureusement, à Angoulême, on trouve...


... les fouées ! Des petits pains au four, garnis de rillettes ou de Nutella, comme vous préférez ! C'est trop bon.


Sinon, y avait aussi l'expo Hermann. C'est joli. Bon, je suis pas particulièrement fan d'Hermann, mais c'est sûrement plus parce que j'en ai jamais lu.


IIIIIIIH BASTIEN VIVÈS !!!
Je crois qu'il disait un truc du genre "ouais, Futuro, c'est naze", ou quelque chose comme ça. 


Anecdote authentique, un monsieur est venu demander au vendeur : "Excusez-moi, juste par curiosité, quel est le nom de ce personnage ? - Euh... le Joker. - Ah. Et dans quelle bande dessinée le trouve-t-on ? - Batman. - Ah. Merci."

Il a dû s'ennuyer ce monsieur, pendant le festival.


Bon, ils dégonflent le Spirou, c'est peut-être l'heure de rentrer.


Aaaah, enfin, la gare MontparnPUTAIN QU'EST-CE QUE JE FOUS À DISNEYLAND ???
RHHHAAAAAA JE ME SUIS TROMPÉ DE TRAIN !!!
(Authentique)