16 février 2018

Color, couleurs, Chroma... tout se tient...

Une copine à moi vient de lancer son site pour présenter ses œuvres, c'est ici, ça s'appelle Color Based Lifeforms et c'est plutôt joli, alors voilà, je vous le mets là, vous en faites ce que vous voulez...




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Bon, sinon on va pas se mentir, je suis un peu fatigué (grosse semaine). En plus hier soir j'étais très occupé à assister à une projection de The Room, nanar d'anthologie, présenté au Grand Rex en présence du réalisateur Tommy Wiseau et du grand Karim Debbache.




Bref, hier c'était très bien, mais du coup pour aujourd'hui je n'ai rien dessiné, ni rien à raconter.
Ah, si, demain je file à Besançon pour le week-end, donc lundi ça risque d'être calme aussi sur le blog...

14 février 2018

Fin d'une époque


Tantôt, je me baladais dans les froides ruelles parisiennes, faisant ma traditionnelle tournée « Gibert - Boulimier - Album - Descartes » afin de me tenir au courant des dernières nouveautés et, éventuellement, compléter quelque collection BD en souffrance.
Et c'est ainsi que je tombai sur cette grande affiche barrant la vitrine du 84 boulevard Saint-Germain, plus connu sous le nom « magasin Album classique » !

Album, c'était la boutique emblématique sur laquelle tout fan de BD va fatalement tomber lors de sa première balade dans Paris. Aujourd'hui il y en a dans plein de villes de province, mais en 2004, à mon arrivée dans la capitale, c'était encore une enseigne relativement locale.

Bon, en vrai c'est pas la mort, hein, il reste trois autres boutiques de la même franchise dans les 100 mètres à la ronde, ils ont juste fermé la principale, celle qui mélangeait un peu les genres avec du comics VF, de la BD franco-belge et du manga. Mais quand même, ça fait bizarre...

12 février 2018

Let it blow



Ce week-end, tandis que je me dirigeai vers la piscine la plus proche afin de faire semblant de m'entretenir entre deux ventrées de crêpes, je tombai sur cette publicité.
La vache !
Comme je pense beaucoup d'entre vous l'auront identifié, nous avons affaire à ce que j'appelle un « film pour grand-mère », c'est-à-dire un métrage habilement bricolé pour que les grands-parents ignorants les offrent à leurs petits-enfants, convaincus qu'il s'agit de la suite de ce film dont ils ne cessent d'entendre parler depuis trois ans.

En l'occurrence, ici, bien sûr, de La Reine des neiges, des studios Disney.
Alors, comment identifier ce genre de guet-apens ?




Déjà, si vous avez un minimum de sensibilité artistique, vous remarquerez facilement que ces personnages n'ont rien à voir, non seulement avec ceux de La Reine des neiges de Disney, mais également avec la qualité graphique habituelle de ces studios. Ceci est clairement une production techniquement bien en-deça des œuvres habituelles des grands studios d'animation.



Dont acte quand vous regardez les partenaires : déjà c'est pas bien prestigieux (récupérer seulement Femme actuelle et RFM, franchement, ça vend pas du rêve, quand la moindre comédie française de merde affiche une dizaine de logos), et en prime les connaisseurs reconnaîtront la patte Nickelodeon, chaîne de télé américaine pas réputée pour la qualité de ses séries animées (même s'il y a des trucs sympas). Et surtout concurrent direct de Disney, donc peu de chance d'être dans la licence d'Elsa et Anna.




Last but not least, ce coup de génie consistant à dire que oui, oui, on est la suite de La Reine des neiges, la preuve, regardez. The Snow Queen, littéralement, la Reine des neiges, hein ?
Sauf que le titre original du Disney n'est pas du tout Snow Queen mais Frozen ("gelé"), ce que la plupart des gamins savent parfaitement.

Du coup si on cherche un peu, on comprend qu'il s'agira de la suite de ce truc :



Euh... bon, ça a l'air... euh... plus proche du conte original ? Ouais, voilà.

09 février 2018

07 février 2018

Tribute to... ExServ



Je ne sais pas s'il vous arrive de regarder du let's play... Ce n'est pas forcément une pratique très ancrée dans ma génération de trentenaires vieillissants, mais bon, je suis resté très jeune dans ma tête.
Les vidéos de let's play (si vous ne le savez pas vous allez sûrement vous ennuyer dans les chapitres qui suivent), ça peut se résumer à « un mec qui joue à un jeu vidéo tout en commentant » (parfois même sans commenter, d'ailleurs). 

Ça peut être hyper basique, type « le jeu en entier, sans commentaire », comme ça peut être hyper travaillé (les « let's play narratifs » du Joueur du Grenier en sont d'excellents exemples, si vous voulez vous y mettre je vous conseille celui sur Tropico ou celui sur The Guild 2). Ça peut aussi prendre la forme d'un guide complet d'un jeu, ce qui nous amène opportunément à mon tribute to du jour, ExServ.
ExServ est surtout connu pour ses guides de Dark Souls (1, 2 et 3), qui ont permis à moult petits Français de découvrir la richesse de la saga de From Software. Vous l'aurez compris, j'en fais partie. Il a en outre le bon goût d'être tombé amoureux de Hollow Knight (j'attends d'ailleurs impatiemment qu'il en fasse un guide). Et comme il aime bien les metroidvania, j'ai tendance à scruter de près sa chaîne YouTube (en ce moment il est sur Monster Hunter World, un jeu qui sans ça ne m'attirerait pas du tout, mais aussi sur Celeste et Iconoclast, qui sont entrés direct dans ma liste de souhaits Steam).

Mais cette concordance de goûts ne suffit pas à expliquer mon intérêt pour cet individu. L'autre point très positif d'ExServ, c'est son attitude. Quand nombre de Youtubeurs tablent (souvent à raison) sur leur personnalité expansive, leurs cris, leur grandiloquence (avec, toujours sur la marche haute du podium, l'impressionnant Bob Lennon : on aime ou on n'aime pas, mais le mec est un orateur hors pair), voire leur véhémence, ExServ est calme. 
Sa voix grave, profonde vous ronronne aux oreilles, et vous traversez le marais de Blightown ou les trappes de la forteresse de Sen avec un doux sourire aux lèvres, en le voyant triompher aisément de pièges sur lesquels vous êtes morts deux cents fois. Et quand, par malchance, il meurt, jamais il ne perd son calme ; il lance un petit éclat de rire et repart à l'assaut. 

ExServ, c'est de l'ASMR pour gamers. Et franchement j'adore. En outre le garçon parle bien, fait de jolies phrases et évite habilement les « malgré que » et autres scories langagières qui m'écorchent souvent les oreilles, même chez des let'splayeurs qui écrivent leur texte. Ça ne m'a d'ailleurs pas du tout surpris d'apprendre qu'il écrit aussi (il a notamment postfacé un des derniers bouquins sortis sur Dark Souls). 

05 février 2018

La trilogie du porcher


Vendredi soir, nous sommes allés à une lecture du dernier livre de mon amie Gwendoline Soublin.
Gwen, vous l'avez déjà croisée sur ce blog, là par exemple :


Gwen est comédienne, metteuse en scène et auteure de théâtre. Et son dernier ouvrage, Pig Boy 1986-2358, nous a pas mal retournés.

En gros, il y a trois histoire très différentes, les trois pouvant justifier le titre Pig Boy (« garçon cochon » ou « porcher », en fonction de comment on l'interprète), les trois dans leur propre style, très contemporain.

C'est du théâtre, donc forcément la lecture est un peu particulière, et l'interprétation (excellente) des trois comédiennes qui nous l'ont lu sur place a forcément eu un impact sur notre sensation, mais rien que la manière dont le texte est agencé, présenté (en particulier la deuxième histoire) justifie d'y jeter un œil. C'est parfois drôle, parfois absurde, parfois très dur, mais c'est indéniablement puissant.



02 février 2018

L'hégémonie de la prune



L'autre jour je me suis fait (gentiment) reprendre par un ami nancéen intégriste parce que j'avais osé qualifier de « prunes » les mirabelles au sirop qu'il me proposait. Comment avais-je osé mettre dans le même panier cet orgueil de la Lorraine, ces merveilleuses perles dorées et juteuses, et tous ces odieux pseudo-fruits pruneaugènes, reines-claudes et autres quetsches, infâmes rebus du règne végétal ?

Bon, j'étais un peu surpris, pour ne pas dire interloqué, du coup j'ai été vérifier, épaulée par ma fidèle compagne qui, entre autres qualités, se pique de botanique. Et quelle n'a pas été ma surprise en découvrant que tous ces fruits proviennent de la même espèce végétale, le Prunus domestica, se distinguant simplement par la sous-espèce (domestica pour la prune classique, italica pour la reine-claude, syriacka pour la mirabelle et insititia pour la quetsche). 


Fruit de Prunus domestica domestica.


Mais il y a plus fort. Quand j'étais gamin, on avait un arbre dans le jardin que ma mère identifiait vaguement comme un « prunus ». Or il s'avère donc que Prunus est un genre, qui est loin de se limiter aux pruniers : le cerisier, le merisier, le pêcher, l'abricotier, l'amandier, le prunellier... sont des Prunus

Ça c'est des fruits de Prunus.

Ça c'est des fruits de Prunus.

Ça c'est des fruits de Prunus.

Ça c'est des fruits de Prunus.

Ça c'est pas tout à fait un fruit de Prunus. Mais pas loin.
Ce qui n'est pas si absurde : quand on y pense tous ces fruits se ressemblent un peu (plus qu'à un ananas, une fraise ou un agrume, par exemple) : un gros paquet rond de chair juteuse autour d'un noyau. 
On en apprend tous les jours.

Comment ça on s'en fout ?