29 septembre 2010

Tribute to... Daria Morgendorffer

C'est marrant comme certains personnages vous marquent à vie.

De 1997 à 2001, Daria Morgendorffer a été mon héroïne préférée, de très loin. En cinq saisons, ce concentré de cynisme sauce années quatre-vingt-dix a éveillé en moi le sens de la réplique qui tue. Et surtout, elle a permis à beaucoup d'adolescents qui se trouvaient un peu "hors du coup", un peu "différents", de se sentir moins seuls.

Aujourd'hui, il ne reste plus grand-chose de Daria. Les jeunes geeks n'en ont pas entendu parler, et pour cause : les DVD de la série ne sont toujours pas annoncés, sans doute pour les mêmes raisons qui bloquent la sortie de Malcolm (problème de droits musicaux, tout simplement).

J'ai toutefois revu pas mal d'épisodes dernièrement, par des moyens... disons "détournés". C'est fou comme ça fait du bien, et en même temps comme l'âge change la perception des choses. A l'époque, je pensais que le cynisme était la seule alternative aux horreurs de l'existence, et que c'était ce que nous disait la série. Aujourd'hui, je n'en suis plus si sûr. Je me dis que le message était peut-être plus subtil, et finalement plus fort. Quelque chose comme : ne pas confondre cynisme et intégrité.

A méditer...

28 septembre 2010

Hibou, chou, caillou…

Je voudrais attirer l’attention sur une affiche qui vient de débouler dans les couloirs du métro :


Je vous demande de porter plus particulièrement le regard sur l’accroche du film : « Les enfants ont enfin leur Seigneur des anneaux ».

En principe, la lecture de cette phrase est le phénomène initiateur d’une réaction en chaîne dans la tête de tout bon critique geek (pléonasme ?) qui se respecte.

Tout d’abord, quelques phrases viennent à l’esprit :

« Les enfants ont déjà leur Seigneur des anneaux, ça s’appelle Harry Potter ! »

« Les enfants ont déjà leur Seigneur des anneaux, ça s’appelle Le Monde de Narnia ! »

Voire, pour les plus pédants, « Les enfants ont déjà leur Seigneur des anneaux, ça s’appelle Les Chroniques de Prydain ! »

Puis, passé cette phase dite réflexe, le critique comprend que les publicitaires à l’origine de l’affiche pensent que Le Seigneur des anneaux est un film. La suite logique de sa réflexion sera donc synthétisée par une phrase du genre :

« Les enfants ont déjà leur Seigneur des anneaux, ça s’appelle Willow ! »

Puis, dans un accès brutal de lucidité, reconsidérant bien toutes les œuvres qu’il vient de citer, il finira par asséner le plus simplement du monde :

« Les enfants ont déjà leur Seigneur des anneaux, ça s’appelle Le Seigneur des anneaux ! »

(Ben oui ! À quel titre Tolkien serait-il trop dur pour les enfants ? C’est un peu chiant à lire, mais pas plus que Jules Verne, pourtant réputé convenir aux petites têtes blondes !)

Là, si le critique geek pousse la curiosité un peu plus loin (ce qu’il fait en règle générale), il va aller voir la bande-annonce du film. À ce moment-là, il espère encore que les chouettes de l’affiche ne sont que des symboles de l’intrigue, un peu comme Hedwige qui occupait toute l’affiche teaser du premier film de Harry Potter.


Ah, ben non. C’est de l’animation. Sûrement très bien faite, hein. Bien sûr en 3D. Waouh, le plumage est vachement bien rendu. Et puis vous avez vu le réalisateur ? Monsieur Zack Snyder, qui avait adapté 300 et Watchmen, rien que ça ! Remarquez, ça explique les ralentis foireux.

Et sinon ? Ben sinon ça a l’air superchiant et ultraclassique. Les méchants sont très méchants, le jeune héros va certainement remplir sa mission malgré une trahison et il réussira à emballer la chouette chouette à la fin, et j’imagine qu’un personnage secondaire débile sera là pour arracher les éclats de rire à coups de rots et de pets finement placés. Bref, l'affiche ne nous a pas menti : nous sommes parfaitement dans la configuration du Seigneur des anneaux.

J’en conclus qu’il faut éliminer tous les publicitaires avant qu’ils ne détruisent toute forme de culture.


P.-S. Pour être tout à fait complet, ce film est (évidemment) l'adaptation d'une série de romans pour la jeunesse, Les Gardiens de Ga'Hoole, de Kathryn Lasky. Onze titres ont été adaptés en français chez Pocket Jeunesse. Inutile de préciser que les producteurs de Hollywood, désespérés de la fin de la franchise Harry Potter, sont à la recherche d'une nouvelle J. K. Rowling, si possible un peu plus productive (s'arrêter à sept bouquins, non mais quelle idée ! Aucun sens du marketing ces Anglaises !).

26 septembre 2010

Cthulhu, reviens parmi les tiens !

C'est amusant, il suffit de parler d'un vieux truc pour en réentendre parler de suite après. Ainsi, hier, nous avons refait un petit Appel de Cthulhu pour montrer à Gaëlle comment c'était.
Une petite partie sans histoire, dont on retiendra surtout deux phrases signées (vous l'aurez deviné) Hervé :
- Je peux pas faire du napalm avec 50 en "Pharmacologie" ?
- Je lui fais un garrot au cerveau ?

Pour ceux qui n'ont jamais joué, j'ai conscience que ça peut sembler un peu obscur...
(Ah, oui, le dessin d'aujourd'hui... bah rien à voir).

24 septembre 2010

Et un faire-part, un !

Plus de deux mois après la naissance, il était temps de faire le faire-part. Ce dessin n'en constitue que la moitié. Une bise aux parents, et bon week-end à tous.

19 septembre 2010

D'oh !

En vrai, pas besoin de crapahuter jusqu'en Toscane pour trouver de la Duff : en l'occurrence, celle qu'a rapportée Marc est brassée en Belgique, c'est une pils de la société Haacht. Il existe également une version allemande et une version mexicaine.
Parfois, exceptionnellement, le marketing, c'est cool !

Manque juste l'ambiance chaleureuse du Moe's !

15 septembre 2010

Chroniques de la Cie


Un jour, je me lancerai dans une vraie belle BD bien mise en page et mettant en scène ces fichus personnages.

Pendant bien des années, nous avons joué à un jeu de rôle bien connu intitulé L'Appel de Cthulhu, inspiré des nouvelles de H. P. Lovecraft. J'ai illustré plusieurs de ces aventures à l'époque, dans un style assez pauvre, mais avec parfois des idées sympa de mise en page.

Rien de publiable bien sûr, mais j'avais tout de même envie de redessiner un peu ces personnages hauts en couleurs : Audrey, le médecin spécialiste de la batte de base-ball, Mañu, le parapsychopathe, Oudry, l'archéologue dynamiteur, et Xebax, le détective privé basque.
Si j'arrive à ficeler une intrigue suffisamment intéressante (car, comme a dit je ne sais plus qui, "une bonne partie ne fait pas une bonne histoire"), je me lancerai peut-être...

Mais quand on voit comment j'arrive à avancer Ex nihilo Neil, c'est mal barre !

13 septembre 2010

Tribute to... C. R. Zafón

Sur les conseils d'une cousine, j'ai lu L'Ombre du vent (La Sombra del viento), un roman de Carlos Ruiz Zafón publié en 2001.
Eh ben c'est vachement bien.

Bon, d'accord, j'approfondis un peu. L'intrigue se déroule à Barcelone, au début des années 1950. Le héros, Daniel Sempere, enquête sur l'histoire de Julián Carax, un mystérieux auteur dont tous les livres semblent avoir été consciencieusement détruits par un individu défiguré se faisant appeler Laín Coubert.
Les vies de Sempere et de Carax, le fameux auteur, présentent rapidement des similitudes troublantes.

L'écriture est assez captivante, et comme l'annonce le bandeau : "Si vous lisez trois pages, vous lirez tout". Les personnages sont très attachants, le méchant très méchant, il y a un peu de sesque, pas mal de suspense et un côté "roman de mœurs" très sympa décrivant l'atmosphère ayant régné en Catalogne durant cette période charmante (vous savez : Franco, la Seconde Guerre mondiale, tout ça... revoyez Le Labyrinthe de Pan, si vous avez un trou de mémoire).

Bref, Zafón, c'est du tout bon, mangez-en !

12 septembre 2010

Le jeu du diccionère

Bon, c'est mesquin, je sais. D'autant que j'ai appris plein de mots fascinants avec ce jeu depuis la rentrée : fouailler, chrysocale, catafalque, éteule, cromorne...
Et du coup je leur ai fait découvrir schizométamérie, vit (très drôle, celui-là), métempsychose, psaltérion, poise...
Vous aussi, jouez au jeu du dictionnaire, le jeu des pédants.

08 septembre 2010

Oh là là, Lalie l'a dit (3)



Voilà qui conclut cette belle histoire...
Bon, il est bien évident que dans la vraie vie, seul le mail d'origine est vrai, le reste n'est que pur délire. Si ma petite-cousine veut vraiment faire ce "métier" (quand je pense qu'ils ont la carte de presse, ça me dégoûte tiens !), je serai le premier à l'encourager.

05 septembre 2010

Oh là là, Lalie l'a dit (1)


Ma petite Lalie, si par miracle tu lis cette série... euh... désolé.
Fais en sorte que tes camarades de classe ne tombent jamais dessus.