28 novembre 2014

Chroniques du monde secret : quand t'es dans le désert...

Comme dans tout bon MMORPG, il y a plusieurs zones de jeu dans The Secret World, chacune truffé de PNJ attendant de vous donner des quêtes.
Comme dans moins de MMORPG, ces PNJ sont souvent bien écrits, jouant avec les clichés et réussissant même, parfois, à générer une vraie émotion. Et s'il y a une zone où les PNJ sont particulièrement attachants, c'est dans la troisième, le "Désert brûlé".


Nassir est un Marya, le peuple des "jeunes guerriers", en place pour lutter contre la secte du Soleil Noir d'Akhénaton. On imagine qu'ils se sont pas mal emmerdés depuis la XVIIIe dynastie, mais au moment où vous arrivez en Égypte, le culte est en train de ressusciter et les Maryas sont donc de nouveau sur le pied de guerre. 

Nassir est à la fois un guerrier et un charlot, vous le trouverez toujours en train de danser comme un dingue, son fusil d'assaut à la main, sur des rythmes de rock arabisant. Mais quand vous discutez avec lui, vous finissez par voir les failles derrière le rigolo qui passe son temps à refaire les dialogues de ses films cultes (Taxi Driver et Rambo, en gros). Nassir a vu sa famille massacrée, ses croyances balayées. Nassir a été formé par les forces spéciales américaines, il a chassé le djinn en Afghanistan. Nassir a dissimulé ses émotions derrière un mur de rigolade, et le personnage en sort grandi.

Et puis il est abominablement drôle quand il s'y met, notamment quand on le met face à Saïd dans Dernier train pour Le Caire
"On n'a pas trouvé le corps. Soit il est mort, soit il reviendra dans une suite."





L'indispensable duo d'archéologues. Tous deux ressortissant du collège Lazarus, la division occulte de l'université d'Oxford, de la Roche et Singh réinventent le principe de la tête et des jambes. Un vieil érudit encore altier (il empale les momies à la canne, mais peine à la récupérer), à mi-chemin entre Henry Jones, Sr. et Rupert Giles (cherchez vous-mêmes !), et un jeune Indien portant en bandoulière une énigmatique arme dont on imagine qu'il sait se servir. Et bien sûr, une relation de maître à élève parfaitement innocente et sans arrière-pensée.
Enfin, si tant est que la relation entre Burns et Smitters dans Les Simpson est innocente.




Aaaah, mon PNJ préféré de tout le jeu (et ce n'est pas peu dire). Saïd est une momie. Une momie en costume Armani, que vous rencontrerez en terrasse d'un hôtel infesté de goules, en train de siroter son thé à la menthe à l'ombre d'un parasol.

Saïd appartient au Royaume, une organisation aussi vieille que l’Égypte, une association de marchands morts-vivants passant son temps à organiser des trafics de toutes sortes. C'est Saïd, par exemple, qui a permis l'envoi d'une arme secrète du IIIe âge vers Tokyo (initiant les trois quarts des abominations que vous traversez pendant le jeu). 
Techniquement, ça devrait faire de Saïd le dernier des salauds. Seulement Saïd, il est ultra cool. Il vous tchatche un tout petit peu moins vite qu'une mitraillette et vous embarque toujours dans des embrouilles pas possibles (quand vous lui rapportez pas moins que l'ancile de Mars, qui a été très dure à récupérer, il le jette par-dessus le muret avec un laconique : "Oh, magnifique ! Bien sûr, c'est un faux, mais il est bien fait."). 

Et puis merde, c'est une momie en costume Armani qui passe son temps à boire du thé en arrangeant des coups fumeux sur son iPhone. Vous allez pas me dire que c'est pas génial comme concept !

26 novembre 2014

Pendant ce temps, dans les eighties

Bonjour à tous. Ça faisait un moment que je voulais relancer mon blog Julien a vu..., sans trop savoir comment m’y prendre. La critique de films récents ne me motivait plus trop, surtout que j’avais moins le temps d’aller au ciné. 

Mais je me suis récemment repenché vers quelques (plus ou moins grands) classiques des années 1980, et je les ai redécouverts avec mes yeux de trentenaire fatigué. Certains sont mieux que dans mon souvenir, d’autre moins, alors je vous propose une petite chronique hebdomadaire où j’analyse un vieux classique des eighties. 

Quelques règles de base (si je ne me donne pas de contraintes je vais m’ennuyer) : 
- Je ne parlerai que de films sortis entre 1980 et 1989 (même si à mon avis la période « années 1980 » de Hollywood va des Dents de la mer à Jurassic Park – ce qui en dit long sur l’esprit qui règne dessus à l’époque). 
- Je ne parlerai que de films américains, cette période hollywodienne étant fascinante en soi, avec le retour des films de genre (horreur, SF, fantastique…). 
- Je ne parlerai que de films dont l’intrigue prend place dans les années 1980 (pas d’Aliens, Retour du Jedi ou Secret de la pyramide, donc). 
- Je verrai les films en version originale. Même si je sais qu’une grande partie du charme de ces films venaient de leurs doublages et des voix inoubliables des comédiens français de l’époque, j’ai envie de les redécouvrir pour les œuvres telles qu’elles ont été découvertes par leur public cible. 
- Je chroniquerai un film par semaine, parce que je ne pourrai pas faire plus. Ce sera le mercredi, parce que le mercredi, c'est le jour des sorties.

Et on commence aujourd’hui avec… Police Academy.

24 novembre 2014

Vin paillé

Je me doute que les experts racontent que le beaujolais nouveau 2014 a un goût de banane, de myrtille ou de kumquat, mais pour moi il aura toujours le goût d'un jus de mauvais raisin coupé à la soude. Ça reste tout de même un des plus beaux coups marketing de l'histoire de la publicité.

21 novembre 2014

Chroniques du monde secret : pixel de piscine

Alors certes, c'est une phrase totalement incompréhensible si on ne connaît pas bien le jeu et bien Hervé (ce qui réclame pas mal d'efforts dans les deux cas), et encore...
Mais je peux vous dire qu'elle a beaucoup été utilisée dans la cabale ce soir-là.

19 novembre 2014

Faire progresser une histoire d'amour : la série (?!?)


Je plaisante évidemment, chacun sait qu'on ne peut pas trouver de pornographie sur Internet. Les enfants, n'oubliez pas de sortir couverts, les nuits sont fraîches, on a vite fait d'attraper des bébés.

17 novembre 2014

Faire progresser une histoire d'amour (?)



Sérieux, je ne sais pas si certains ont tout lu (personnellement je m'étais arrêté au tome 4, en des temps de grande solitude, et je trouvais déjà que ça s'essoufflait), mais... QUARANTE-DEUX !

14 novembre 2014

L'héritage du vide : tout un programme !



Alors que je ne l’attendais plus du tout (merci Funcom !), voilà que Blizzard vient d’annoncer la 2e extension de Starcraft II, Legacy of the Void

Si vous êtes un vieux lecteur du blog, vous savez que j’adore l’univers de Starcraft. Vous savez peut-être moins, parce que j’en ai peu parlé (merci Funcom !), que j’ai été pas mal déçu par la 1re extension, Heart of the Swarm. Alors que Wings of Liberty, la campagne Terran, nous mettait à la tête d’une poignée de rebelles/pirates qui tentaient de libérer le peuple du joug d’un vil empereur tout en résolvant des énigmes liées à une mystérieuse prophétie, l’aventure zerg se bornait à tuer, conquérir, tuer, se venger et tuer encore, en dirigeant la Reine des Lames, un personnage qui de charismatique et complexe était devenu une caricature de bonnasse badass mais amoureuse au fond de son petit cœur épineux. Bref, déception. Je n’étais pas sûr que la suite de la suite m’emballerait des masses. Mais j’ai regardé la présentation de la Blizzcon sur la nouvelle campagne*, et je veux bien accorder le bénéfice du doute. 


Niveau histoire, ça part assez mal. Blizzard ayant bazardé ses deux meilleurs méchants en tuant physiquement Arcturus Mengsk et métaphoriquement Sarah Kerrigan (comment ? ah, oui : SPOILER… ouais, trop tard. Non mais si vous êtes arrivé jusqu’ici c’est que vous êtes un fan, vous connaissez déjà l’histoire !), l’éditeur nous sort Amon, le Xel-Naga renégat, entité maléfique ultime, bref le méchant très très méchant qui est méchant parce qu’il est méchant. Ça sent pas très bon (surtout quand on se souvient des luttes de pouvoir géniales et guère manichéennes du premier Starcraft). Mais au moins, et contrairement à ce qui était annoncé depuis des années, on ne jouera pas Zeratul mais Artanis, ce qui devrait changer agréablement (je l’aime bien, Tutul, mais il commence vraiment à ressembler à un vieux fou sucrant les fraises au fond de sa caverne). 

Niveau gameplay, ça part moyen aussi puisqu’on sera de nouveau dans un quartier général (cette fois un gros vaisseau Protoss) dans lequel on pourra se balader, choisir les missions, commander des améliorations… oui, exactement comme dans les deux autres campagnes. Alors certes, ça a l’air plus joli (avec les Colosses qui passent en arrière-plan tels des stock-shots de La Guerre des mondes), et au moins les Protoss avec lesquels on discutera savent légitimement parler (les Zergs de Kerrigan étaient assez plats et ridicules quand ils s’exprimaient), mais bon, on a déjà vu ça. Espérons au moins qu’on aura plus de liberté dans l’ordre des missions (parce que HotS était une vraie arnaque à ce niveau, avec en gros deux ou trois alternatives possibles sur toute la campagne, sans aucune répercussion sur l’intrigue). 

Bonne idée toutefois, le vaisseau lui-même sera utilisable pendant les missions (sur le mode « frappe orbitale », notamment), et on pourra même customiser ses pouvoirs avec des ressources glanées dans des missions secondaires. Ça c’est (un peu) original, et ça pourrait apporter un vrai quelque chose à l’ambiance (d’autant que les développeurs promettent qu’il n’y aura pas assez de ressources pour tout débloquer en une seule partie, ce qui est une très bonne nouvelle pour la rejouabilité). 

Bien sûr les unités seront aussi upgradables, de manière complètement pétée comme dans les deux autres campagnes. Pour l’instant ils ont juste montré des Zélotes munis de lances, qui apparemment sont comme des Zélotes normaux sauf que leur attaque est en AOE. Ben oui, forcément ça défonce ! Mais une contrepartie, ce serait pas mal pour compenser. Je sais que l’équilibrage, en solo, on s’en tape, mais quand même, ne pas rendre le jeu trop facile serait appréciable (je suis pas un maniaque de la difficulté, hein, mais HotS, je l’ai fini une main dans le dos) ! 

Enfin, une info alléchante, le mode « Allied Commanders », pas très clair mais qui ressemble à un mode coopération à 3 joueurs contre l’IA. Ça aussi, ça pourrait être cool (un mode gentiment casu, où y aurait pas besoin d’être un psychopathe des build orders pour réussir quelque chose). 

Bref, j'ai quelques espoirs, ce qui est mieux qu'avant les annonces où je n'en avais plus du tout. Et de toute façon j'achèterai l'extension quand elle sortira, rien que pour savoir comment tout ça se termine (même si j'ai peur de le savoir déjà...).

* Oui, je suis plutôt un joueur PvE de Starcraft. C’est sans doute absurde pour un jeu pensé expressément pour l’e-sport, mais c’est comme ça, j’aime l’univers, j’aime l’histoire, j’aime la campagne solo, bref, j’aime le lore, comme on dit. Et mes potes sont rarement dispo pour du PvP, et j’aime pas jouer contre des inconnus. Du coup je ne parlerai pas des annonces concernant le PvP (surtout que ça va changer dix fois avant la sortie du jeu). Même si le mode « Archonte » (deux joueurs dirigeant la même base) a l’air cool.

12 novembre 2014

Capes, épées et lapins



Juste un petit mot pour vous signaler que le tome 11 de De cape et de crocs vient de sortir.
Vous me direz : "Comment, le tome 11 ? Mais l'histoire n'était-elle pas terminée ? Les auteurs seraient-ils en train de se transformer en misérables se bornant à traire leur vache à lait ?"
Oui et non. Même si je pense que les auteurs ont effectivement du mal à sortir de l'aura de cette série fabuleuse (le D d'Ayroles et Maïorana, revisite du Dracula de Bram Stoker, était sympathique mais n'a pas convaincu, au point que le dessinateur a carrément quitté la carrière !), on ne peut pas dire qu'ils nous servent de la soupe ici.

Vingt mois avant est, comme son titre l'indique, un prequel, et en l'occurrence il est entièrement centré sur le lapin Eusèbe et son histoire. Les indices qui avaient été jusque-là dispersés sur celle-ci laissaient imaginer des choses incroyables (Eusèbe aurait été garde du cardinal, comédien, il aurait un méchant frère jumeau...), et on n'est pas déçu. Cette première partie, truffée de références à Cyrano, à Molière, à la vraie Histoire (avec l'opposition Fouquet/Colbert) et évidemment aux Quatre Mousquetaires (dont l'intrigue générale est une parodie inversée), se lit avec un indiscutable plaisir. 
L'intrigue est peut-être un peu trop touffue (beaucoup de nouveaux personnages aux motivations troubles, pas moins de six antagonistes...), mais je ne doute pas que tout s'éclaircisse dans le tome 12. Que j'achèterai les yeux fermés, de toute façon. De cape et de crocs reste une des meilleures séries de BD de ces dernières années.

07 novembre 2014

Transhumance des phages T4 sur Melmac III


Ouais, bon, je savais pas quoi faire pour aujourd'hui alors j'ai laissé mon crayon se balader. Je vous laisse imaginer ce que vous voulez.
Ce week-end je profite du pont pour aller me ressourcer dans le Sud-Ouest, du coup rendez-vous mercredi prochain.

05 novembre 2014

Chroniques du monde secret : Halloween, encore

The Secret World est un jeu à forte influence Lovecraft et Stephen King, vous vous doutez bien que la période de Halloween est propice aux events qui font peur.
Mais bon, quand on est haut niveau dans un MMORPG, on est à peu près aussi puissant qu'un super héros moyen, donc Halloween pour nous c'est surtout prétexte à faire les couillons dans de jolis costumes rigolos.


Ici par exemple, une très sympathique tenue de soldat d'élite du pharaon Akhenaton. Oui, oui, c'est mon perso.


Là, plusieurs couillons dansant en haut de "l'arbre aux citrouilles" de Kingsmouth, un peu avant d'invoquer Jack O'Lantern. 



Jack, c'est lui (design de ouf !). Et d'ailleurs il nous a désossé velu, vu qu'on s'est gouré d'invocation : on a rappelé sur terre un avatar particulièrement puissant de l'homme-potiron, et on a essayé de se le faire à sept joueurs. Ben sept, c'est pas assez (une trentaine, c'est mieux).


Ici, une jolie tenue de Nosferatu, juste avant d'attaquer le raid de New York.

Là, je prends juste la pose devant le vieux moulin du Hollandais, en Transylvanie. Un endroit très classe. Notez comme je tiens bien en équilibre sur les pieux de la barricade...