24 avril 2015

Pilote (non, pas celui-là...)

Du coup j'ai jeté un coup d’œil, et... comment dire ?

Oui, Pilote, ça rappelle un peu Crossed. Non. En fait, Pilote, c'est complètement Crossed, sur la forme c'est la même chose, la copie est flagrante. Même humour, même rythme, même ambiance...
Mais c'est pas vraiment grave, parce que Pilote, c'est vachement bien.

Déjà ça parle de séries TV, donc pas de cinéma et de jeu vidéo, ce qui le démarque de son illustre modèle.
Ensuite parce que, ben Crossed, formellement, c'était de la balle, et qu'ici Ayllu (l'auteur-réalisateur) ne démérite absolument pas : c'est aussi cool que du Karim Debbache. Et comme j'ai passé les six derniers mois à pleurer le départ de celui-ci, je suis mal placé pour râler quand une nouvelle émission fait aussi bien. Ayllu va sûrement peu à peu se détacher de cette écrasante influence pour trouver son propre ton, pour l'instant c'est pas flagrant mais comme je disais, c'est pas grave.

Donc Pilote, c'est cool, et je vous encourage à y jeter un coup d’œil si les séries vous intéressent, ou si comme moi vous aimez tout simplement les émissions bien foutues qui vous donnent envie de découvrir des trucs.

Et je vous laisse donc avec le pilote de Pilote (hu, hu, hu, suis-je rigolo !). Et bonne chance à ma petite Lalie pour son concours !


22 avril 2015

Tribute to... Nemo

 Le troisième et peut-être dernier tome de Nemo, la série dérivée de La Ligue des gentlemen extraordinaires, vient de sortir en VO. Autant vous dire qu'en tant que mégafan de cette série, je me suis jeté dessus. Et comme cette mini-série met en avant la fille du capitaine Nemo, ce petit fan-art s'imposait (pour ceux qui ne connaissent pas, Nadia et le secret de l'eau bleue est une série japonaise qui déchire son macareux et qui met, aussi, en scène la fille de Nemo... mais pas la même).
Mais bon, la série Nemo d'Alan Moore (loué soit son nom) et Kevin O'Neill (sanctifié soit son crayon), parlons-en !
En gros, on suit trois aventures du deuxième capitaine Nemo telle qu'elle nous a été présentée dans LoEG vol. III: Century. Et, toujours en gros, sa relation tumultueuse avec l'immortelle psychopathe Ayesha (des aventures d'Allan Quatermain). 
Les histoires se déroulent respectivement en 1925, 1941 et 1975 et, dans la grande tradition de la série, mêle de nombreux personnages et événements de fiction. 
Dans Heart of Ice (Cœur de glace), Nemo et son équipage explorent le continent Antarctique, et ceux qui ont lu Lovecraft savent que ce n'est pas une bonne idée. Ils sont pourchassés par des mercenaires stipendiés par Charles Foster Kane (oui, le Citizen...), allié d'Ayesha.
Dans The Roses of Berlin (Les Roses de Berlin), le capitaine part à la rescousse de sa fille Hira, tombée dans la métropole allemande en plein combat contre les nazis de Hinkel (oui, dans le monde de la Ligue, Hitler est un comique à succès aux États-Unis et Hinkel, le Dictateur de Chaplin, est le tyran fondateur du parti nazi). A Berlin, qui se calque sur le Metropolis de Fritz Lang, elle croise le chemin du docteur Mabuse et, de nouveau, d'Ayesha.
Dans River of Ghosts (pas encore traduit, mais je mise sur "Arrête de ramer, je vois la plage !"), le Nautilus remonte l'Amazone et tombe sur, bien sûr, des nazis menant des expériences étranges en Amérique du Sud (passé 1945, les nazis sont tous en Amérique du Sud. Ou sur la Lune. C'est cool aussi, faudra que j'en parle...). On retrouve Ayesha, le docteur Goldfoot et sa Bikini Machine (oui, c'est un film, rien que le titre devrait vous donner envie de le voir), des clones de Hinkel, des créatures du Lagon noir, des dinosaures (Maple White Land n'est pas loin) et même Hugo Hercules, pour les plus fins connaisseurs de la bande dessinée américaine.

Ok, faudrait que j'arrête de tomber amoureux des filles du capitaine Nemo,
mais en même temps on n'a pas idée de créer des personnages féminins aussi géniaux !

Moore replonge dans la grande aventure, la quête épique, après les expérimentations chelous de Century. Et cest bon. Même si j'aime surtout le premier tome, très lovecraftien et prenant place pendant les Années folles, une époque que j'aime bien, tout est bon. Seul petit bémol très personnel, je ne suis pas fan de l'habitude qu'a prise Moore de créer des "dynasties" de personnages : les Nemo, les Ishmael, les Mors, les Bond... on a l'impression que tous les personnages se retrouvent d'époque en époque. Ça fait sûrement écho à une tradition littéraire, mais je trouve ça un peu facile. Enfin, qu'importe, ce n'est qu'un petit pinaillage.
Tout est en place pour que la série se poursuive, mais ça reste difficile à prévoir. En tout cas j'ai pris un grand plaisir à tout relire, et à ressentir de nouveau cet effet incroyable : on a envie de chercher toutes les références, et de les lire. Sans LoEG, je n'aurais pas lu H. G. Wells, je n'aurais pas redonné sa chance à Jules Verne, j'aurai laissé Edgar Poe de côté, P. G. Wodehouse n'aurait jamais connu mon regard... Bref, lisez la Ligue, lisez Nemo, ça ne fait que du bien.

Et comme c'est une des meilleures séries du monde, je vous laisse avec un des meilleurs génériques du monde. Moi j'entends ça, j'ai envie de partir à l'aventure.


17 avril 2015

Laser game is awesome!





Un gros post en cette fin de semaine parce que je ne serai pas là lundi, donc profitez-en bien.

15 avril 2015

L'échappée belle

Parmi tous les trucs cool du week-end, on a enfin pu tester l'escape game, ce nouveau jeu qui se développe dans les grandes villes. Répartis en équipe de quatre à six, vous avez une heure pour sortir d'une pièce fermée dans laquelle sont dissimulés des indices, clés et puzzles...

Et c'est vraiment, vraiment chouette. 
On a testé celui de Happy Hour, dans le 2e arrondissement parisien : très bon accueil, très bon encadrement et très bonnes énigmes. On est sortis en trois petits quarts d'heure, mais c'était la version la plus facile. On ira sans doute tester les autres un de ces jours. D'ici-là, je conseille l'expérience si ce genre de choses vous amuse. Nous en tout cas, on a a adoré.

10 avril 2015

Pourquoi il faut manger son père !

Hé, vous savez quoi ? Je n'ai pas été voir Pourquoi j'ai pas mangé mon père, de Jamel Debbouze.


Vous savez pourquoi ? Parce que ça a l'air moche à gerber (l'animation a au moins vingt ans de retard), chiant à hurler à la lune (la bande-annonce dit assez le scénario convenu, vu et revu, et quand on sait que les gags les plus drôles sont supposés s'y trouver ça donne pas envie) et insultant au dernier degré pour les fans du livre.


Sans rire, c'est MÉGA MOCHE !
Juste pour rappel, Toy Story fête ses vingt ans cette année !

Parce que oui, sans surprise, Pourquoi j'ai pas mangé mon père est une adaptation de Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis. Et c'est marrant parce que rien que le titre affiche le désaveu du livre par le film. Pourquoi j'ai mangé mon père (The Evolution Man en VO) est un super bouquin, à lire si possible à l'adolescence pour s'ouvrir l'esprit. Il parle de beaucoup de choses, mais globalement il y est question de la naissance de l'humanité, dans tous les sens du terme. Et donc d'un questionnement sur ce qui nous fait humain : l'agriculture ? le feu ? l'art ? la spiritualité ? D'une illustration de l'éternel débat entre progressistes et réactionnaires. De la peur du nucléaire. Et en même temps c'est drôle.


Ils l'ont ressorti récemment avec une couverture toute mignonne.
Franchement, économisez une place de ciné (ou trois si vous comptiez amener vos gosses)
et lisez-le, ou relisez-le.


Eh ben rien qu'à voir la bande-annonce, j'ai de gros doutes sur les qualités de cette "adaptation", qui m'a l'air d'avoir aussi bien compris le livre que Le Magasin des suicides de Patrice Leconte. Si Jamel Debbouze voulait se faire plaisir avec un film d'animation à montrer à ses gosses, il aurait pu adapter un truc un peu moins ambitieux, genre Roule galette... !

08 avril 2015

Allons au Park...




Ah, vous avez vu, j'ai changé le bandeau du blog... ça faisait longtemps, appelons ça un nettoyage de printemps.

03 avril 2015

Chroniques du monde secret : 5 trucs que vous ne savez pas sur TSW

Parce que l'univers de ce jeu est riche, très riche, au point qu'on passe parfois à côté de certaines subtilités (car l'intrigue prend soin de ne pas appuyer dessus).

1- Le jeu est paritaire à mort 

La moitié des « Voix du Maître », les prophètes d’Aton qui arpentent l’Égypte
pour convertir les infidèles, sont des femmes.
Les PNJ, mais aussi les ennemis sont très équitablement répartis entre hommes et femmes. C’est d’autant plus frappant en Égypte, où on pourrait se dire que le culte d’Aton, dans un pays traditionnellement musulman, pourrait faire la part belle au sexe dit « fort ». Mais non, on trouve autant de femmes cultistes que d’hommes, parfois aux plus hautes strates. Rappelons que le développeur, Funcom, est une boîte norvégienne, et que là-bas on ne rigole pas avec ça. Même si les femmes ont tendance à être un poil filiformes, elles sont présentes à 50 %.

2- Les âmes vont en enfer 
 
Toute la tuyauterie qui parsème les enfers brille de cette teinte jaune doré caractéristique de l’anima.
Bon, là pas trop, mais on est à Tokyo, la Souillure perturbe sûrement les couleurs.
Et puis les Japonais, ils font rien comme tout le monde.

Plus précisément, l’enfer, dans TSW, c’est une dimension parallèle où s’est réfugiée la civilisation démonique après son apogée, durant le IIe âge (on en est au IVe). On s’y rend à plusieurs reprises, pour trois donjons et plusieurs petites instances (notamment celle du Croquemitaine sur Solomon Island, celles impliquant les djinns en Égypte, les onis au Japon ou encore Niflheim, une dimension nordique accessible pendant l’event de Noël, qui semble très liée à l’enfer). Chaque visite est l’occasion de découvrir les immenses machines rouillées qui constituaient la base de la civilisation des démons, et en les regardant de plus près on constate facilement qu’elles sont alimentées par de l’anima, la force de vie qui nous donnent nos pouvoirs, et qui en latin représente tout simplement « l’âme ». 

3- Thor apparaît dans le jeu. Deux fois ! 

Le Varègue, dans toute sa splendeur…
puis mille ans plus tard, tel qu’on le rencontre dans le Polaris. Pauvre vieux.


La première grosse intrigue du jeu est étroitement liée à la mythologie nordique (entre autres), puisqu'on y croise notamment Loki. Mais pas que. Ainsi , dans le premier donjon, on visite l’épave du Polaris, un navire échoué qui a été colonisé par les draugs, ces créatures marines droit sorties des légendes vikings. Le troisième boss est d’ailleurs un berzerker draug nommé « le Varègue » (du nom d’une peuplade viking de Suède), assez balèze et contrôlant l’électricité. Or, on le recroise « plus tard », durant le troisième donjon, alors qu’on revit la Guerre des Ténèbres qui s’est déroulée mille ans plus tôt, quand les Indiens Wabanaki alliés aux Vikings affrontaient les Mayas. C’est le PNJ qui nous buffe lors du dernier combat en brandissant un artefact du IIIe âge (vraisemblablement Excalibur). Dans le jeu, Loki nous apprend notamment qu’il a confondu cet artefact avec un marteau… tout semble donc démontrer que le Varègue n’est autre que Thor, le dieu du tonnerre nordique. 

4- Le jeu est aussi gay-friendly 

De la Roche et Singh. Comme ils sont mignons !

Le fait que les cinématiques sont identiques que l’on joue un personnage homme ou femme permet aux développeurs de jouer sur les tentatives de séduction. Ça se voit particulièrement sur Ricky Pagan, le rocker japonais défenseur du parc Ginpachi, qui drague indifféremment joueuses et joueurs (et couche de toute évidence avec le travesti Kaoru sans que ça lui pose de problème existentiel). Ou dans l’intronisation au sein du Dragon, qui part littéralement en sucette que vous soyez he ou she. Mais on a aussi Moose, le rebelle repenti de Kingsmouth qui bricole des bombes pour les beaux yeux mal décillés de l’adjoint Andy (ils ont résisté à la Brume en s’attachant l’un à l’autre, c’est-y pas mignon ?). En Égypte, vous croiserez également les adorables Montgomery de la Roche et Arun Singh, archéologues de la division occulte d’Oxford, qui ont manifestement dépassé les problèmes liés à la limite d’âge pour renouer avec de vieilles traditions gréco-romaines. 

5- Dave Screed est encore plus proche des Illuminati qu’il ne le croit 

S’il creusait une demi-douzaine de mètres sous son bureau,
Screed se retrouverait face à Kirsten Geary, la manager en chef des Illuminati.


Dave Screed, c’est l’obsédé du complot qui tient une laverie automatique à New York. Il vous baratinera pendant des heures sur l’existence des Illuminati, leurs trafics, comment ils lui refilent des infos pour le faire passer pour un dingue, comment ils ont remplacé sa copine par un clone/robot/extraterrestre (du coup elle le surveille, mais c’est aussi devenu un volcan au lit, alors il ne râle pas trop)… Screed a raison sur pas mal de points en fait. En revanche, il y a deux choses qu’il ne soupçonne pas, c’est qu’il est situé pile au-dessus du quartier général des Illuminati. Et que Leah Cassini, la fille de son groupe de D&D qui vient laver son linge dans son échoppe, en est l’ingénieure réseau.