30 novembre 2015

Triple anniv' 2015


Comme tous les ans, nous avons célébré le Triple Anniv' (les anniversaires conjugués de Gaëlle, Stéph et Oud) en nous déguisant sur un thème, en l'occurrence les séries télé.

Une chouette soirée, comme d'habitude, qui fut pour moi l'occasion de me raser (ce qui fait très bizarre) et de choisir une nouvelle fois le costume d'Hervé, qui a sans problème emporté la palme de la soirée.

27 novembre 2015

Le pouvoir du cube


Le week-end d'il y a deux semaines ayant été passablement difficile, entre attaques terroristes et attaques virales, nous avons résolu d'en passer une bonne partie au chaud, devant l'écran. Et pour cela, rien ne vaut Fez, le jeu de l'amour.


Fez est un jeu de Phil Fish (un mec qui a clairement des problèmes dans sa tête), magnifique de poésie et de classe. Vous dirigez Gomez, un petit personnage qui peut faire pivoter l'écran pour accéder à la troisième dimension, et vous êtes à la recherche des cubes assurant la cohésion du monde.

Bon, ça c'est la base, et n'importe quel péquin arrivera à retrouver les 32 cubes normaux sans trop de problème, terminant ainsi le jeu.

Mais le but n'est pas là, car Fez est un jeu truffé de secrets, de mystères, d'énigmes que l'on résout en recoupant des informations glanées çà et là, d'inscriptions cryptiques que vous apprenez peu à peu à traduire... 
En outre, le jeu ne contient aucun ennemi, les vies sont infinies, vous êtes totalement libre dans un univers immense et cohérent... c'est une expérience idéale pour s'évader quelques heures, et ça marche étonnamment bien à deux.

Bon, en fait ce n'est pas toujours parfaitement calme...

25 novembre 2015

Tribute to... J.-P. Jaworski


Je viens de finir un petit recueil de nouvelles de Jean-Philippe Jaworski, Le Sentiment du fer, et comme j'ai l'impression que le livre est passé relativement inaperçu des fans de l'auteur, j'en profite pour en parler.

Le Sentiment du fer prend place dans le Vieux Royaume, le même univers que l'excellent recueil Janua Vera et, surtout, que le fabuleux Gagner la guerre, que tout fan de fantasy française se doit d'avoir lu. 


Gagner la guerre : un petit millier de pages qui, arrivé au bout,
vous fera dire : "Eh, j'en veux plus !"
Mais si Gagner la guerre traîne dans un univers très italianisant, tendance Venise de la Renaissance avec intrigue de cours et assassins (le héros en est d'ailleurs un moyennement fier représentant), les autres nouvelles sont plus "high fantasy", avec des elfes, des nains, des gnomes et tout le racisme qui va avec. 

Le Sentiment du fer revient à ces racines qui rappellent plus Warhammer que Lord of the Ring, et nous suivons ici un détrousseur de cadavres malchanceux, là un parti de nains tentant de ravitailler leurs troupes, ici un barde elfe en quête de chansons dans un pays en guerre, là une enchanteresse livrant ce qui risque fort d'être son dernier combat...

Jaworski a de la verve, c'est le moins qu'on puisse dire : le style est enlevé, soutenu mais jamais pompeux, et rapide. On ne s'ennuie jamais, et on trouve un je-ne-sais-quoi d'Alexandre Dumas qui laisse un goût très agréable en bouche. En outre l'auteur ne rechigne pas sur le cynisme et ses aventures sont rarement morales, ni prévisibles, ce qui ne gâte rien.

Si par miracle vous n'avez pas encore lu Jaworski, foncez, et commencez par n'importe lequel (même si l'ordre de parution est le plus logique), ça devrait vous plaire de toute façon.

 
Le dernier en date : cinq nouvelles du Vieux Royaume qui valent le voyage.

20 novembre 2015

Mot d'excuse


Non, sérieusement, j'étais vraiment pas en forme, mais ça a l'air d'aller mieux, donc youpi (parce que j'en avais vraiment marre).

16 novembre 2015

...

Ça devait être un beau week-end.
Je devais rattraper mon retard au cinéma, on avait quelques projets pour le samedi et le dimanche, à deux, gentiment, sans embêter personne.

Mais vers minuit, vendredi soir, j'ai commencé à recevoir des SMS. Des dizaines de SMS. "Ça va ?" "Tout va bien ?" "Je viens d'apprendre, tu vas bien ?"
Vous avez déjà vécu un moment comme ça ? Un moment où une phrase fait tinter toutes les sirènes d'alarme de votre cerveau, où vous savez, tout à coup, que plus rien ne sera jamais pareil ? Que de vilains nuages s'accumulent sur les jours à venir. Moi oui. Et je commence à en avoir assez de ces moments.

Le samedi fut consacré à gérer le choc. À contacter tous les proches sur Paris pour s'assurer que tout le monde allait bien. À propager l'information. À rassurer les uns, à réconforter les autres. Les miens vont bien. Ouf. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde...

Le dimanche, j'ai juste été malade.Je le suis encore, d'où l'absence de dessin.

Pfffff... je manque de mots. Je vous envoie tout l'amour qui me reste. On va en avoir besoin.

13 novembre 2015

Ratatata prrrt !

Fougnafougna ratatatata prrrt !!!


Oui, bon, désolé, j'ai passé la journée d'hier quasi alité à cause d'une maladie que j'identifie encore assez mal, donc tout ce que j'ai aujourd'hui à vous proposer, c'est un Taz.
Ça va un peu mieux aujourd'hui, tant mieux parce que j'avais prévu de passer l'après-midi au cinéma.

11 novembre 2015

Bartók n'est pas une chauve-souris !


J'ai un peu dessiné pendant le week-end... difficile de ne pas sombrer dans la private joke obscure qui ne fera rire que les choristes présents sur place, mais j'ai réussi à mettre en planche ce passage qui était malgré tout un beau moment.
D'ailleurs, pour vous en rendre compte, voici la pièce composée des quatre chants populaires slovaques que Bartók a mis en forme (celui que nous répétons est le deuxième du lot).


09 novembre 2015

Alcooldéshydrogénase

Ce week-end j'étais de répétition avec ma chorale, ce qui explique le peu de temps pour dessiner. Et comme ça devient apparemment la tradition, j'ai fait une réaction au vin rouge en devenant pivoine pendant vingt bonnes minutes... ça ne m'arrive que dans ces conditions, ce qui fait penser à une allergie croisée. Un jour j'en saurai peut-être plus...

06 novembre 2015

Happy World Land, Happy World Land...



La semaine dernière c'était Halloween, et pour l'occasion Funcom a organisé un event original : ils ont sorti un jeu.
Carrément.

Un jeu assez particulier : ça s'appelle The Park, et bien que ce soit une entité à part entière, ça prend place dans l'Atlantic Park, le parc (non ?) d'attractions bien connu des joueurs de The Secret World.
En vue à la première personne, vous y incarnez Lorraine Maillard qui cherche son fils Callum alors que la nuit tombe. 

On ne peut pas vraiment parler de survival horror, puisque vos interactions très limitées avec l'univers ne vous permettent guère d'avoir un rôle actif. En gros vous pouvez lire des trucs, ramasser deux-trois bricoles que vous ne déciderez pas d'utiliser et appeler votre gamin, histoire de vous rassurer.
En clair, si des monstres attaquaient, vous mourriez probablement... mais ce n'est pas ce qui se passe dans The Park.


Lorraine. Non, elle va pas fort.

Dans The Park, vous cherchez votre fils au gré des attractions, et vous vous mangez l'ambiance dans la face. Vous comprenez vite qu'il y a un problème avec ce parc, mais aussi que Lorraine n'est pas toute claire dans sa tête, et c'est là que le génie de Funcom intervient : l'écriture est toujours aussi bonne. Le personnage que vous incarnez n'est pas une héroïne sans peur et sans reproche, en fait elle n'est pas une héroïne du tout, et vous le comprenez à mesure que vous l'entendez soliloquer entre deux crises d'effroi.

Le jeu n'est pas parfait, disons-le. Déjà, Funcom oblige, il est optimisé à la pisse : il est très beau mais j'ai été forcé de diminuer fortement la qualité pour le faire tourner (et les temps de chargements sont assez longs... mais il n'y en a pas trop).
En outre, il fait énormément de référence à l'univers de The Secret World, beaucoup de PNJ familiers sont évoqués : Norma Creed, le shérif Bannerman, Nathaniel Winters, le fermier Henderson... si vous n'êtes pas un joueur de TSW, je pense que vous raterez pas mal de références intéressantes.
Enfin, il est court. Très court. Mais vu le parti pris, ça me paraît plutôt une qualité : vous allez plonger pour deux heures de flip, avec son lot de jump scares un peu faciles, mais aussi une ambiance réellement angoissante, de plus en plus oppressante, jusqu'à un final plutôt inattendu. 



C'est vrai que ça donne envie d'y aller, comme ça...


The Park pourrait se considérer comme un DLC original de TSW, une sorte de mission à part. Il prend sans doute tout son sens dans le noir avec un casque sur les oreilles (mais je suis pas dingue au point d'essayer). C'est un jeu auquel vous ne jouerez probablement qu'une fois, alors soignez-la, ne faites pas ça vite fait entre deux parties de Starcraft, ce serait vraiment gâcher. Et si vous le faites en une seule session, en rentrant à fond dedans, vous retrouverez du grand Funcom dans certains passages (la grotte aux amoureux et la maison de la sorcière, notamment).

En plus, pour Halloween ils ont ajouté une mission dans TSW où on découvre ce qu'il est advenu après les événements de The Park, une manière habile d'enrichir encore le lore fascinant de ce jeu.



04 novembre 2015

Chroniques du monde secret : raid 2



Le deuxième raid de The Secret World nous met face à face à l'Eidolon des Ténèbres Extérieures, en gros un Cthulhu au néon, suffisamment puissant pour qu'il faille l'affronter à dix.

Le combat n'est pas abominablement compliqué, mais assez technique (les mécaniques font qu'il est indispensable de limiter les pertes en combat) et surtout très long.
Après une succession de phases plus ou moins stressantes, vous voyez débarquer dans l'arène des ombres, créatures assez flippantes qui viennent se mettre autour de vous en prenant des poses menaçantes. Elles ne vous feront rien du moment que vous ne bougez pas (et vous one-shoteront dans le cas contraire).

C'est donc le moment où les noobs paniquent et meurent dans d'atroces souffrances et d'horribles insultes des vétérans. Sans compter que si les ombres viennent vous piéger en terrain découvert alors que l'Eidolon est en train de lever un tsunami, vous allez probablement y passer que vous bougiez ou non...

Oh, il est mignon, il vient vers nous...

Bon, on l'a tué quand même, donc ça va.

02 novembre 2015

Ça va vous le couper !

Vous savez quoi ? J'ai essayé de faire un fan-art de Freaks' Squeele, et c'est moche, alors j'ai laissé tomber.
Mais il n'empêche que je vais vous en parler quand même.

Parce que si vous avez mon âge, et que vous baignez dans la culture geek depuis votre adolescence, peut-être que comme moi vous trouvez que l'exploitation de cette culture tous azimuts ces dernières années commence à sévèrement tourner en rond. Les blagues sur Mario et les champignons de Peach, je crois qu'on commence à en avoir bien fait le tour, et ça me fait moins marrer (même si j'admets qu'on peut toujours réinventer un gag). On pourrait même se dire que cette culture n'est finalement qu'un agglomérat continu de références et d'autoréférences infinies, dénué de toute vraie idée personnelle. Un cul-de-sac créatif.
Et là où les cinéphiles répondront "Tarantino", le bédéphile que je suis répond tout aussi fort "Freaks' Squeele" !



Car oui, le dernier (vraiment dernier) tome de la série de Florent Maudoux vient de sortir, concluant une saga über geek dans un orgasme d'idées, de créativité, de verve et de talent rarement égalé jusque-là. 

Maudoux s'inspire de tout, réinvente tout, tous les mythes de la pop-culture qu'il intègre dans son univers avec une passion et un sens du détail à la limite de la maniaquerie... et ça marche. Son univers tient debout, par on ne sait quel miracle (enfin, si, on sait : talent + travail acharné). C'est sublime, dans tous les sens du terme : écriture ciselée, personnages attachants, dessin parfait (simplement parfait), intrigue entraînante, références évidentes ou obscures mais jamais gratuites, messages sociaux subtils, intelligents et engagés, tout est là pour faire de cette saga une des plus belles créations de ces dernières années. 

Si vous ne connaissez pas Freaks' Squeele, la série vient de se terminer, c'est le moment ou jamais de l'attaquer.