20 juillet 2016

Brève réflexion sur l'amour

Vous avez lu Harry Potter ?
Je vais partir du principe que oui.
Dans Harry Potter, un des principaux messages de la saga est : "c'est l'amour qui a sauvé Harry, et l'amour qui sauvera le monde."
Et dans l'intrigue, c'est littéral. Pas au sens où les Bisounours envoient des rayons d'amour qui défoncent physiquement la tronche de leurs ennemis, non, J. K. Rowling est un peu plus fine que ça quand même. 

C'est littéral dans le sens où la mère de Harry s'est sacrifiée pour le sauver, par amour, c'est donc bien "l'amour qui l'a sauvé". 
Et c'est littéral dans le sens où, à la fin, c'est l'amour que porte Harry à ses amis et réciproquement qui leur permet d'accomplir leur quête, de détruire les horcruxes et, à terme, de vaincre Voldemort. Le combat final à la DBZ n'a guère d'importance, Voldy a déjà perdu à ce moment-là : même si Harry se faisait défoncer, il suffirait qu'un auror un peu finaud flingue le Seigneur des Ténèbres pour qu'il passe définitivement l'arme à gauche.
C'était le plan de Dumbledore, et Dumbledore n'était pas un vieux tonton gâteau, c'était un chef de guerre qui a planifié pendant seize ans la mort d'un gamin afin qu'elle ne soit pas vaine.

Tu es mort et tu ne le sais pas encore !

Ce que j'essaie de vous expliquer, c'est que dire "l'amour nous sauvera" n'est pas forcément une réponse de hippie dégénéré peu au fait des réalités humaines. Dire "l'amour nous sauvera", ça veut dire "la réponse n'est pas dans l'individualisme, dans l'élitisme, dans l'exclusion". 
Ça ne veut pas dire "il n'y aura aucune violence", ça veut dire "la bonne réponse n'est pas un déluge de violence aveugle".
 
Je vous invite à méditer cette conception des choses, elle le mérite plus qu'on ne le croit. Ça tombe bien, c'est enfin l'été, à part regarder des roues de vélo qui tournent il n'y a pas grand-chose à faire.

*
*  *

50 ans, ça a l'air vieux comme ça, mais souvenez-vous quand même
que Jurassic Park a 23 ans.
Incidemment, pour la première fois depuis longtemps, les salles de cinéma françaises nous invitent à rire des nazis. C'est devenu assez rare pour être salué.
Je connais ce film par cœur mais j'irai sûrement le revoir au cinéma (je pensais que la bande-annonce me ferait juste vaguement sourire, et pourtant j'ai pouffé presque aux larmes rien qu'en repensant à certains passages...). Allez-y, rien que pour détrôner Bienvenue chez les ch'tis.

18 juillet 2016

Long week-end sportif


Ce week-end fut long et doux, il y avait du soleil et une température correcte, pas trop de choses à faire, c'était trop bien.
Donc on en a profité pour déménager notre ami Hervé, qui a probablement pété le record du nombre de cartons pour l'occasion (plus évidemment le traditionnel climax à base de machine à laver et de frigo).
On a aussi joué à The Witness, à Keep Talking and Nobody Explodes, à L'Appel de Cthulhu (sans tuer personne, une performance) et à divers autres trucs. C'était un beau week-end, ils devraient tous être comme ça.

Sauf au niveau des attentats et des coups d’État, hein, ça c'était pas cool.

13 juillet 2016

Rush prévacance

Vous l'aurez compris, je suis dans le jus en ce moment et je ne dessine pour ainsi dire plus. Peut-être ce week-end prolongé me permettra-t-il de me remettre un peu à mes crayons... en attendant, voilà toujours mon avis sur quelques trucs que j'ai vus récemment. C'est pas génial, mais ça remplira le blog.



Grand fan de Pixar devant l'éternel (à part Cars, bien sûr, Cars c'est le mal !), j'ai été voir Finding Dory (Le Monde de Dory en français, oui, "finding", ça veut dire "le monde", vous saviez pas ?), et c'était très sympa.
Alors, c'est pas la claque qu'a pu être Finding Nemo (Le Monde de Nemo, hein, logique), mais ça reste une performance de tenir un personnage comme Dory pendant une heure et demie de film, sans que le concept ne s'essouffle. C'est magnifique, il y a de l'action, de l'émotion, des retournements de situation, et le meilleur personnage secondaire est un poulpe, que demande le peuple ?



Comme à mon habitude, j'ai attendu qu'elle sorte en entier pour visionner la saison 6 de Game of Thrones, que j'ai trouvée nettement plus entraînante que la 5. Au moins il s'y passe des choses, et comme la série a finalement dépassé les bouquins, tout est désormais possible. 
Bien sûr il y a des choses à redire (Liyl les évoque d'ailleurs abondamment et je vous suggère d'aller lire son blog si vous êtes immunisés contre les spoilers), notamment ce basculement progressif vers un manichéisme qui est à la fois réconfortant (c'est bon de savoir qui est gentil et qui est méchant) mais perd tout de même un des grands points forts de la série.
Mais il y a Lyanna Mormont, et ça, ça déchire son direwolf par le travers !




Parmi les différentes émissions YouTube sur l'histoire, la palme de la réalisation revient sans doute à Confessions d'histoire, savant mélange de téléréalité et de Kaamelott revisité. L'idée est d'interviewer de grandes figures historiques sur un événement marquant (la guerre des Gaules, la première croisade...), avec pas mal de recul et d'humour, mais aussi une vraie rigueur historique. Et mine de rien, mettre un visage et un caractère sur ces noms qui remplissaient nos cahiers de collégiens permet d'apprendre pas mal de choses. Dommage qu'il y en ait encore peu (quatre émissions seulement).

11 juillet 2016

Foot et fromage

Vous aurez peut-être constaté que sur ce blog, je n'ai pas parlé de football, malgré les victoires successives de l'équipe de France lors de l'Euro 2016.
Eh bien sachez que ce n'est pas par haine de ce sport, ni de ses pratiquants, ni de ses supporters.

C'est uniquement parce que je n'en ai rien à carrer. 
Mais alors rien de rien. 
Une indifférence même pas coupable qui confine à l'inintérêt global. Pour tout dire, je m'en bats l’œil avec une patte d'alouette. Je n'ai appris que ce matin que la France avait perdu contre le Portugal, et ça ne m'a même pas arraché un sourire.

Rien à taper.

*
*  *

Sinon, ce week-end j'étais de mariage en Enfer à Morbier, terre jurassienne de contraste mais surtout de fromage.



Or, comme je l'avais déjà confessé quelque part, je n'aime pas le fromage (je n'aime pas le goût, hein... après, c'est un peu comme le foot, je ne suis pas contre le concept, je m'en contrebalance les steaks), donc ce n'était pas toujours facile, mais c'était un beau mariage, et la région est magnifique, donc je peux supporter l'odeur de morbiflette (comme une tartiflette, mais avec du morbier au lieu du tartier) étant donné le panorama.


08 juillet 2016

J'attends le chèque d'Ubisoft

Ces derniers jours j'étais un peu malade (ce qui peut être dû à plusieurs facteurs, mais j'incriminerais personnellement le temps pourri qui-fait-qu'on-sait-plus-comment-s'habiller et un peu de surmenage avec pas mal de bouclages qui s'enchaînent). Du coup pas de dessin aujourd'hui.

Bon, je suis quand même content parce qu'en ce moment je travaille sur quelque chose qui me fait très, très plaisir... je peux pas en parler encore, mais c'est un peu une consécration dans ma carrière, donc j'ai hâte de pouvoir partager ça avec vous.

Comme je n'aime pas vous laisser sans rien, je partage quand même un petit rien qui a été présenté au dernier E3 (Mecque du jeu vidéo).



Iiiiiih...
Bon, juste pour rappeler, The Fractured but Whole (jeu de mots hallucinamment génial que je laisse les anglophones traduire aux Basques) est la suite de The Stick of Truth, qui était une belle claque pour tous les fans de South Park.

Jusque-là, les jeux licenciés South Park étaient globalement médiocres (je me souviens du tout premier, un FPS foutraque et difficile à manier), mais The Stick of Truth avait complètement redressé la barre : un RPG "à l'ancienne", avec combats au tour par tour, progression du personnage, des centaines de secrets à trouver, un humour de tous les instants, et surtout une fidélité à toute épreuve au matériau d'origine (normal, les auteurs de la série le cosignaient). L'équivalent visuel et scénaristique d'une saison entière, hommage autant à la série qu'aux jeux vidéo du genre.

Si comme moi, vous estimez que South Park est une des meilleures séries des vingt dernières années (et je pèse mes mots), il est essentiel de jouer à The Stick of Truth.
Et je ne passerai certainement pas mon tour quand sortira The Fractured but Whole.

06 juillet 2016

Tribute to... Max Bird (encore !)


Je vous ai déjà parlé moult fois de Max Bird, comique que j'apprécie d'autant plus que j'étais dans la salle pendant une de ses toutes premières prestations, et ne l'ai pas lâché depuis. Je conseille toujours autant son spectacle sur scène, drôle, intéressant et même un peu émouvant par moment (à moment donné, il imite le vélociraptor, j'ai pleuré).

Au fait de son époque, Max a compris que l'avenir de l'humour se joue en ce moment sur Internet, il a donc débarqué sur YouTube pour une émission judicieusement intitulée Les Idées reçues de Max Bird.

Fan de sciences de la vie et de culture en général, il y maltraite les idées reçues (Coca-Cola a inventé le père Noël, la tomate est un fruit/un légume, les oiseaux dorment dans un nid...) avec beaucoup de style. On est dans le podcast à jumpcut classique, mais parfaitement maîtrisé : un timing comique impeccable, des guest stars surprenantes mais cool, et une excellente documentation sur les sujets abordés.
Autant vous dire que je recommande !


04 juillet 2016

Ouais ben hein...


Ce week-end, j'ai fait mon Parisien et profité du beau temps pour faire un tour à Trouville (enfin, comme un Parisien pas trop riche, les plus nantis allant à côté, à Deauville). C'était sympa, même si on a un peu slalomé entre les gouttes...



Sinon on a joué à The Witness, le nouveau jeu de Jonathan Blow, auteur du génialissime Braid et pape des indépendants. Et je reparlerai forcément de The Witness un jour, parce que c'est un jeu fascinant (dans le genre "Fez-fascinant")
D'ailleurs l'image ci-dessus n'indique en rien ce qu'est le jeu (en gros un puzzle-game en vue à la première personne, mais c'est réducteur), seulement un peu de sa direction artistique assez sublime. En tout cas ça détend plus que Braid...


Et surtout ça détend plus que l'autre jeu qu'on a testé, Keep Talking and Nobody Explodes, simulateur de désamorçage de bombe à jouer à plusieurs en asymétrique. En fait c'est surtout un simulateur de "Le bleu, coupe le bleu. - T'es sûr ? - Oui, le bl... non le rouBOOOOOMMMM !!!" : un joueur est devant l'écran et décrit la bombe à ses copains qui, eux, ont le nez dans le manuel expliquant comment désamorcer les différents modules.

A deux c'est assez cool, mais je pense qu'à plus ça devient vite un simulateur d'engueulades. J'en reparlerai sûrement aussi...

01 juillet 2016

Chroniques du monde secret : le roi du jaune

L'étude des différents genres de jeux vidéo a quelque chose d'assez fascinant. On remarque par exemple qu'une bonne idée est souvent reprise dans les jeux suivants.
Ainsi, un système bien connu dans les MMORPG, les hack & slash et sans doute d'autres jeux fondés sur le loot (la récolte de récompenses aléatoires) est le système de couleurs.
Discutez avec des joueurs de MMO, ils vous parleront immanquablement de leur équipement violet, qui correspond en général au statut "épique".

The Secret World n'y échappe pas, et la plupart des décès de monstres vous tomberont un des sacs suivants :


Blanc : les éléments de base.
Vert : arme, talisman, outil courant...
Bleu : on commence à taper dans le rare.
Là, on est dans l'épique. Vous tombez ça dans les donjons en mode Cauchemar, les raids...
Du violet, ça se mérite.

Le terme officiel pour les récompenses jaunes, c'est "héroïques".
En trois ans de jeu, j'ai dû voir trois sacs comme ça.
Or TSW était jusqu'à il y a peu un jeu particulièrement avare en jaune.
Oh, il y avait des récompenses jaunes, mais pendant deux ans, elles ont consisté en tout et pour tout en deux éléments de craft dont personne n'avait la moindre idée de l'utilité (on n'en a toujours aucune idée d'ailleurs).
Puis sont arrivées les "augmentations", dont il existe plusieurs versions, dont quatre jaunes.
Eeeeet... voilà. Le jaune, c'est pas rare : c'est méga giga rare, plus qu'une harpie féroce !

Jusqu'au dernier patch, celui qui a ajouté le musée de l'Occulte. 

Tout à coup, on peut looter de nouveaux éléments, visiblement conçus pour upgrader nos expositions. Or il y a un mob, dans la deuxième zone du jeu (donc une zone plutôt bas niveau), qui loote un machin qui permet d'améliorer une des expos. Et ce machin est jaune.
Et chaque fois que, sans trop faire exprès (mon perso est tellement costaud que je peux le faire en toussant), je tue ce mob et qu'il laisse un sac jaune derrière lui, trois ans de conditionnement à voir le jaune comme un mythe surréaliste font rater un battement à mon cœur.
C'est dur.